OteraGame boutique de jeux vidéo, vous propose toute l'actualité des jeux vidéo, news, tests, dossiers, astuces

OteraGame

Connexion des membres OteraGame


   inscription Devenir membre


 

 

Combat Queen sur Playstation 2

Le ridicule ne tue pas !

Test : Combat Queen sur Playstation 2

Combat Queen, c’est le genre de jeu qui ne voit le jour qu’au Japon et exclusivement là bas. On sait, dès le premier coup d’œil, qu’on est devant une bonne bouse. Néanmoins, on ne peut s’empêcher de craquer devant ce genre de productions, surtout si on la trouve à un tout petit prix. D’autant plus que la jaquette, ornée de quatre jeunes donzelles ne pourra vous laisser indifférent.

Par Oogami
Un scénario d’anthologie

On se retrouve dans le Tokyo de nos jours. La paix semble régner et la vie se passe tranquillement. Malheureusement, une invasion de mouches surgit subitement engloutissant rapidement le quartier de Shibuya, et bientôt toute la ville. Pour éradiquer cette menace, le gouvernement décide de construire 5 cyborgs surarmés, répondant au doux nom de Ryoko, Takako, Rena, Kyoko et Maki, toutes interprétées par des idoles en vogue à l’époque. Ces 5 jeunes et jolies robots, sont donc parties dans leur jeep pour tuer des mouches à coup de fusil à pompe et de mitraillettes. Voila pour un scénario absolument magistral, vous en conviendrez. Combat Queen est en fait, une sorte de film interactif entrecoupé de phases de shoot them up.

Votre première mission, le quartier de Shibuya qu’il faut “purifier”. Les munitions n’étant pas illimitées, il faut viser juste et ne pas gaspiller son chargeur. Car si vos balles sont épuisées vous n’aurez plus de moyen de vous protéger, vous emmenant vers une mort immuable. Néanmoins, il existe une solution. En haut de l’écran, il y a une double jauge. La bleue indique votre réserve de munitions et la rouge votre vie. Et c’est la qu’intervient toute la subtilité du titre.

Si l’une ou l’autre vient à baisser dangereusement, il est possible avec une simple pression sur start (pour se mettre en pause) d’équilibrer, ou au contraire de privilégier la jauge que vous souhaitez. Système de jeu à double tranchant, car en remontant une jauge l’autre descend d’autant. Ainsi, dans les phases de shoot, comme vous ne pouvez récupérer ni munition, ni vie, il devient bien difficile de survivre. C’est pourquoi il convient d’être précis quand on décide de faire feu.

Des scènes d’action marquantes

Les 5 premiers niveaux de Combat Queen sont exclusivement des phases en voiture avec du shoot à la clé. Des salves de mouches arrivent en direction de votre véhicule et vous êtes là pour les repousser. A plusieurs moments du niveau, le jeu freeze quelques instants, pour entamer un dialogue (toujours d’une grande portée philosophique) ou faire intervenir un événement comme un boss. D’ailleurs ces derniers sont peut être la chose la plus réussie. Entre la mante religieuse géante, le ver de terre qui surgit du sol, ou le spectrolum avec ses bras lanceurs de gaz vert, ils sont parfaitement dans l’esprit sentaï, et donc bien kitsch. C’est un vrai plaisir de se frotter à eux. Combats âpres qui aboutiront bien souvent à un événement tragique pour notre troupe d’androïdes.

Plus tard dans l’aventure, le jeu passera en mode «Resident Evil». Vous contrôlez une des filles, et devez arpenter de sombres hangars truffés d’ennemis. Comme la maniabilité est des plus pourraves, il est tout simplement inconcevable de réussir à tuer ne serait-ce qu’une seule blatte (les ennemis au sol ressemblent à des blattes géantes, voyez les images). De ce fait la seule solution est de fuir tout en récupérant les bonus de vie. Mais les endroits rencontrés sont tellement exigus, et l’écran surcharge tellement d’ennemis, que cette technique n’est pas sans occasionner quelques dégâts sur votre état de santé. On remarquera, que loin de se creuser les méninges, Taito a choisi la maniabilité des plus rigides de Resident Evil pour ces phases d’aventures action d’une rare intensité.

Un jeu d’acteur remarquable

Comme expliqué plus haut, au cours des niveaux, le jeu freeze quelque peu pour entamer un dialogue ou faire intervenir un événement important. Ces dernières nous montrent les jeunes donzelles, en train de se servir de leur arsenal. Ces passages sont d’une kitcherie rarement atteinte. On a plus l’impression de voir une séance photos dans une ambiance post apocalyptique, avec des jolies filles affichant un sourire d’une éclatante blancheur, plutôt que des androïdes concernées par le sauvetage de l’humanité. Il va sans dire, qu’on remarque bien rapidement qu’elles n’ont reçu aucune formation, et qu’elles sont là uniquement pour leurs jolis minois. D’ailleurs, la simulation du recul de l’arme est a mourir de rire. Bref ces phases sont complètement grotesques, et réservent des bonnes tranches de rigolade. Voir en gros plan la peur, la mort, la joie, la peine, la réussite, sur le visage des protagonistes, vous promet de longs fou-rire, tellement ces dernières sont crédibles et superbement bien interprétées. Si les filles jouent mal, les quelques acteurs masculins de seconde zone rencontrés ont, eux, un jeu beaucoup plus fourni. On retiendra notamment l’un d’eux, qui nous gratifie d’un superbe cri d’effroi et d’un visage qui vous glacera le sang, à n’en pas douter.

Techniquement ça va être vite vu, puisque étant un film interactif les graphismes sont ce qu’ils sont, c’est a dire réel. Les animations des ennemis sont crédibles, même si l’idée des mouches et des blattes, ajoute aux boss sentais n’est pas forcément des plus effrayantes. On notera une bande son magistrale, digne du supermarché du coin, ou de l’ascenseur de grand mère. Les décors oscillent entre les buildings de Shibuya, l’autoroute ou des hangars à la modélisation douteuse c’est à dire en digital, à la manière de Shin Shinobi Den ou du mémorable Street Fighter : The Movie. La maniabilité des phases à pied est vraiment pas réussi, alors que les phases de shoot sont un peu plus abordables, malgré un réticule de visée, qui vise… rien du tout. Un système de lock aurait été bien plus efficace (sûrement trop cher et trop dur a programmer) mais on ne s’embarrasse pas de fioritures chez Taito. On terminera avec les costumes kitchissimes : combinaison latex, gants en cuir, pantalon treillis et gun en carton pâte, composent l’accoutrement standard de chaque demoiselle. Mais, je vous invite à regarder les screens qui parlent d’eux mêmes. En revanche, le jeu étant très dur il vous faudra du temps pour le finir, mais la maniabilité en est pour beaucoup dans l’affaire.



2/10

Au final, en tant que jeu Combat Queen est une honte à la communauté vidéo ludique. Par contre en tant que curiosité, il mérite le coup d’œil. Si vous êtes attiré, par le ridicule, le grotesque et la ringardise la plus totale, Combat Queen vous offrira de nombreuses occasions de rire. Dans ces cas là, rajoutez 2 points à la note. En revanche, si vous cherchez un “vrai” jeu, passez votre chemin. Si un copain le possède demandez lui de vous le montrer, pour votre culture général.

 


Combat Queen

Plateforme: Playstation 2
Genre: Shoot
Editeur: Taito Corporation
Developpeur: Taito Corporation
Nombre de joueurs: Inconnu
Online: Non
Sortie Européenne:
Non renseigné
Sortie Japonaise:
1 août 2002
Sortie Américaine:
Non renseigné
Recommander à un ami | Informations | Annonceurs / Publicités | Partenaires

Valid XHTML 1.0 Transitional

Wiikipedia    Top Jeux PC    Puissance Gamers    Fonds JV    All Nintendo    Objectif Sega